Intérieur, extérieur. L’invisible et le visible : Ces deux oppositions, constamment utilisées par K., correspondent, dit M.H., à la façon dont nous vivons notre propre corps : d’une part nous coïncidons intérieurement avec lui dans l’exercice de ses pouvoirs ; de l’autre nous nous le représentons comme une réalité extérieure. Ce sont ces deux modes d’apparaître que K. étend à tous les phénomènes. A la visibilité du monde, il oppose l’intérieur qui n’est nullement la réplique, tournée vers le dedans, d’un dehors - parce que, dit M.H., dans l’Intérieur il n’y a pas de distance, de mise en monde, l’Intérieur se révèle à la façon de la vie, comme un pathos, c’est-à-dire que la vie se sent et s’éprouve elle-même immédiatement, coïncide avec soi en chaque point de son être. La peinture abstraite n’est pas mimesis d’objets effectuée dans la lumière du monde, elle ne « représente » pas quelque chose. Son faire voir a pour but de faire voir ce qu’on ne voit pas.

http://amichelhenry.free.fr/voirlinvisible.htm


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