Par cet article, abordons cette maladie encore à soutenir et avec lequel, nous avons encore des recherches et des passerelles à faire, le livre Espoir de Schizo, d'Alexys Guillon nous donne une ouverture sur la schizophrénie tout comme son association.

 

On sait combien la maladie mentale rend dépendant, et combien ses personnes souhaitent aller mieux, des expériences diverses et des possibilités peuvent améliorer le quotidien et rendre possible des journée plus sereines, tel que le propose l'association Schiz'osent Etre www.schiz-osent-etre.org , une démarche que je soutiens et auquel j'adhère tel les GEM, les Ateliers thérapeutiqes, les jardins partagés, en ses espaces la MAL - A - DIE se dit, et la personne chemine vers un "VIVRE AUTREMENT", un mieux être et un SENS...

 

"Je me souviens de cet accompagnement, Damien, 32 ans, schizophrène, malade depuis plus de dix années, passionné de musique, mais personne ne l'avait vu !  Durant dix mois, il vient tous les quinze jours, un "fil" autour de la musique se tisse, et de séances en séances, il se met à prendre en compte ce qu'il veut, ce qu'il aime, tout en expliquant au service social, et au psychiatre, l'intérêt de ses séances, les échanges, la Rencontre avec la musique, il vient à comprendre qu'il ne peut plus travailler, mais que des activités sont possibles, le fait d'être "reconnu" tel qu'il est (les professionnels en lien pour sn projet), de se donner le droit d"être et de faire différement", d'être occupé et trouver un sens à son quotidien.

 

Il accepte également la différence, le suivi médical nécessaire et à instaurer régulièrement dans son quotidien, il s'organise entre répétitions musicale, ballades, jardinages, rendez vous médicaux, sociaux, et accompagnement. Au fil des mois, il change d'humeur, son psychique s'améliore, il repère mieux ses émotions, ses besoins... Il arrive à parler de projet de vie, de quotidien..."

 

Et ce suivi "Nordine a 38 ans, sa vie noire depuis l'adolescence, l'engrenage... délinquance,  prison, maladie, rendez vous en psychiatrie, jugements... Il vient en séances, met des mots sur ses maux, s'exprime... écrit... plus de 50 lettres ... tel des séances biographiques. Des allers-retours entre passé et présent... Mais comment trans-former ce présent ?

 

Les séances d'écriture, et d'échanges tissent un lien entre thérapeute-patient, et tissent ce maillage entre passé imparfait et présent à découvrir. Lui, schizophrène, tant en questionnement, se met à mieux se connaitre, à poser ses bagages noires, créer des liens, à voir ce qui pourrait le soutenir, ... et de séances en séances, il rencontre les livres, les citations, la philosophie..

 

Ce suivi continue, s'arrête, reprend,... ("la maladie ne lui permet pas d'etre pour l'instant dans une régularité"). le quotidien est encore perturbé, mais quelques axes de la vie s'améliorent, ...  les équipes travaillent en collaboration." 

 

Notez que la maladie mentale a besoin de temps... et que depuis des siècles elle nous interpelle, nous questionne...

 

 

 

Cabinet Emergence www.emergence.kazeo.com Lyon 3eme & Vienne

 

 

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quelques dates :

 

19ème siècle, période phare de l'aliénisme, l'activité artistique commence à intégrer l'univers de certains hôpitaux psychiatriques, mais sans que l'on s'intéresse directement à son potentiel thérapeutique : l'objectif est de distraire les «aliénés». L'asile de Charenton, sur les conseils de son célèbre pensionnaire le marquis de Sade (1740-1814), utilise dès 1800 le théâtre (Sade, en précurseur, dirige des spectacles qui mêlent patients, infirmiers et comédiens professionnels), et celui de la Salpêtrière propose «le bal des folles et des hystériques». Des aliénistes, comme Cesare Lombroso (1835-1909) ou Auguste Marie, collectionnent des oeuvres de malades mentaux, et des expositions sont organisées en Italie ou en Angleterre. En 1872, Ambroise Tardieu, dans Étude médico-légale de la folie, présente un dessin d'aliéné, et évoque le caractère extraordinaire de cette oeuvre.

 

De là naîtra une volonté de trouver des correspondances entre une pathologie mentale et la

 

nature de la production artistique. «L'art des fous», au début du 20ème siècle, est décrit et

analysé dans deux ouvrages marquants. Le premier, Un malade mental en tant qu 'artiste

(1921) du médecin suisse Walter Morgenthaler, est consacré à l'artiste schizophrène Adolf

WôIfli. On doit le second. Expressions de la folie ( 1922), au médecin allemand Hans

Prinzhom.

  

L'utilisation de l'art dans le domaine thérapeutique ne commence à prendre réellement forme

qu'à l'approche du milieu du XXe siècle, d'abord aux Etats-Unis avec Margaret Naumburg

dans les années 30. Comme le rappelle Jean-Pierre Klein [1], directeur de l'Institut national

d'expression, de création, d'art et de thérapie, le premier à avoir parlé d'art-thérapie n'est pas

un psychologue mais un peintre, Adrian Hill. Pour soigner sa tuberculose, il se rend en 1938

dans un sanatorium, et dans sa chambre, il dessine les objets de son environnement. En 1945,

il décrit dans son livre L'Art contre la maladie. Une histoire d'art-thérapie, ses positions sur le sujet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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